Une semaine de stage avec Christian Tissier c’est à la fois beaucoup et peu.
Peu car 3 heures 45, dont 1 heure 15 de bokken, dans une journée ce n’est pas un stage vraiment intense, même si le rythme est soutenu.
Beaucoup car Tissier le dit lui-même, ce qu’il demande est difficile, tout en sensations.De quoi travailler pendant longtemps.
Quand 300 participants sont réunis, dont certains viennent de loin, il ne s’agit pas de montrer comment faire une technique. Les aïkiokas qui ont fait le déplacement attendent autre chose, le « plus » qui doit venir d’un 7 dan.
Et Tissier se donne vraiment. il explique, démontre avec des uke grands, petits, forts, de haut niveau, débutants … Il adapte sa technique mais montre toujours l’important.
Si un problème physique l’empêche de démontrer une technique il la fait réaliser par quelqu’un d’autre.
Autres points agréables, le niveau et la diversité des participants. Un très grand nombre de 3 dan et plus sont sur le tapis qui ne rechignent pas à travailler avec des moins gradés. Les russes n’ont pas la même pratique que les français et il est intéressant de voir le façon de faire.
Une semaine enrichissante.
Posté par: aikifa dans
Aikido le 19 juin 2011
Passage de grade des 4ème dan le 18 juin 2011 au stade Léo Lagrange à Paris.
Le « spectacle » était assez affligeant. D’ailleurs le taux de réussite indique que les jurys n’ont pas apprécié.
Il est vrai qu’un 3 dan peut prétendre être 4 dan mais il n’y a pas d’obligation. Qu’un prétendant estime avoir le niveau, pourquoi pas mais qu’il obtienne une signature cela est plus étrange quand le niveau requis est loin d’être atteint.
Encore un mystère de l’aîkido.
Peu de monde à mon arrivée en début d’après midi. L’accueil est convivial alors que le stage va reprendre, juste le temps de me changer. A sa demande j’indique à Jacques Muguruza de quelle école je suis. Comme les noms des techniques ne sont pas ceux que je connais, je comprends l’intérêt de la question. Sensei Muguruza me « traduira » régulièrement le nom des techniques dont il demande l’exécution.
Le cours commence. L’étiquette change de ce que j’avais déjà vu (FFAAA, FFAB, Iwama, Murashige).
En général, un stage ou un cours débute par des étirements, échauffements, assouplissements … Ici, on attaque directement les techniques, pas de préparation au sens « strict ».
Jacques Muguruza emploie beaucoup de terme japonais et utilise le terme shite à la place de tori.
Nous sommes peu nombreux aussi Jacques Muguruza prend le temps de corriger et d’expliquer. Les déplacements, la posture, les attaques, les techniques …
Dans un premier temps les techniques sont réalisées par séquences. 6 séquences pour shiho nage. A chaque séquence il faut vérifier sa posture, sa position, son équilibre … Toujours regarder ce qui est devant soi, si l’on tourne la tête on change sa posture et donc on ne peut pas corriger la position initiale. La technique est répétée, les séquences enchaînées de plus en plus rapidement jusqu’à arriver à dérouler la technique de façon fluide, sans temps mort.
L’accent est mis sur les placements. Une technique peut difficilement être exécutée si on est mal placé. Une fois que l’on est bien placé il est possible de de se déplacer vers … un nouveau placement. Qui doit être correct. Pour cela le déplacement doit être correct … Les appuis, les positions, la garde … que de particularités.
Les déplacements sont tellement importants qu’un bon moment leur est consacré. Ils sont réalisés de façon codifiée, à la manière d’un kata. Dans d’autres écoles une partie du cours peut être consacré aux déplacements On croit kata alors que c’est juste déplacements et formes corps utilisés dans techniques.
Au départ les mouvements sont carrés, affinés ils sont exécutés en triangle, l’idée étant d’arriver à un cercle. C’est une pédagogie différente, souvent il est demandé de réaliser directement un cercle.
Plus traditionnel, il faut imaginer un mouvement de coupe au sabre lors de l’exécution d’une technique. Sensei Muguruza insiste sur l’importance d’aller droit, de penser coupe.
L’accent est également mis sur l’efficacité. Je pensais réaliser une technique correctement. Jacques Muguruza m’a attaqué avec un tanto pour me montrer que j’étais en danger lors de la réalisation. Les attaques sont « vraies », certes codifiées mais efficaces. Les gestes inutiles éliminés. Les techniques inefficaces ne sont pas ou peu vues.
Beaucoup d’explications, intéressantes, certes, mais longues. J’ai fortement pensé à Toshiro Suga et je me suis dit qu’il était battu. Ceux qui connaissent comprendront. Voici ce que j’ai retenu (pas tout, je ne pouvais pas prendre de notes) :
- Une technique est réalisée dans le temps, elle a un passé, un présent et un avenir. Si l’on regarde derrière soi, ou si une partie du corps reste sur place (dans le passé), alors que le reste corps bouge, l’intégralité du corps n’est pas dans le présent et la technique ne peut être bonne. Quand on est dans le présent il est nécessaire d’aller en entier vers l’avenir. Tout le corps doit se diriger vers l’avenir, tête et regard compris. L’engagement vers le futur doit être total sinon certains éléments retomberont dans le passé et … la technique n’est pas bonne.
- L’exécution d’une technique demande 100% d’énergie. Si le partenaire fournit cette énergie tori n’en met pas. Si uke ne donne pas 100%, tori doit impérativement apporter le complément. Une technique ne peut jamais être exécutée de la même façon car il faut s’adapter à son partenaire.
- Tant qu’une technique n’est pas bien réalisée, très fluide et « ronde », il existe des « trous » durant l’exécution. Uke peut en profiter pour contrer. Les atémis permettent de combler les trous. A un certain niveau ils deviennent inutiles.
Régulièrement il nous est demandé si des points étudiés précédemment restent obscurs, si l’on a des attentes particulières, ce que l’on veut voir.
Content d’avoir découvert cette forme d’aïkido et d’avoir fait connaissance avec un sensei ouvert, sympathique et curieux. Je le remercie d’avoir passé autant de temps à me faire sentir les techniques.
Un stage de Mickael Martin c’est bonne humeur, disponibilité, technicité …
Une fois de plus, le 12 février, à St Gratien, Mickael Martin a proposé un programme très intéressant : muna dori, mettre en déséquilibre, aller droit, ne pas quitter la position ai hanmi et, pour finir en beauté, bokken.
Le stage était axé sur les bases de l’aïkido. Le leitmotiv était de ne pas commencer une technique avant d’avoir créé un déséquilibre et de ne pas se présenter de face, conserver la position ai hanmi. Autre point clé, l’angle. En restant dans la même position, l’angle permettant la mise en déséquilibre reste le même, si l’on change de position, en passant de ai hanmi en position de face, par exemple, l’angle change et il faut ajuster l’angle de la technique ce qui est une perte de temps et d’efficacité.
Sur une saisie muna dori il s’agissait de n’utiliser que la tête pour se dégager, nykio en utilisant la tête, des exercices de mise en déséquilibre, des mouvements de base mais avec des exigences de réalisation extrêmement précises, une petite révision des déplacements … 5 heures de stage riches, originales et pratiquées dans la joie tout en étant extrêmement studieuses.
Mickael Martin a de nouveau réussit son coup.
Posté par: aikifa dans
Sensei le 12 février 2011
Stages de Mickael Martin ce week-end. Au dojo de St Gratien le samedi un stage ouvert à tous.
Le dimanche, Paris léo Lagrange – 68 boulevard Poniatowsky Paris 75012, stage de l’école des cadres, à partir de 1ère dan.
Non seulement l’aïkido de Mickael est exemplaire (près de 10 ans à fréquenter Sensei Tamura) mais, en plus, il est disponible et sympathique.
Beaucoup de monde, à Le Pecq, ce samedi 5 février 2011 pour le stage de Alain Peyrache.
Dès l’entrée dans le gymnase on sait que l’on est autant à un stage d’aïkido qu’à un stage de Alain Peyrache. Affiches, tracts, ouvrages … aïkido oui mais aïkido EPA ISTA autrement dit Alain Peyrache. Seule exception, le kamiza, avec une belle et grande photo de O Sensei. Certains reprochent à Léo Tamaki sa communication, sa présence voire son omniprésence sur le net. Mais là c’est du jamais vu, l’aïkido c’est Alain Peyrache.
Après avoir attendu pour payer et donner mon passeport j’ai droit à un tampon, c’est un stage international. J’ai du montrer la bonne page car c’était la première fois que l’hôtesse voyait un passeport FFAB.
J’ai été agréablement surpris par le nombre de femmes et de jeunes. La proportion est, de très loin, la plus élevée que j’ai jamais vu pour un stage d’aïkido. Egalement présents et participants, des handicapés dont une non voyante.
Après une préparation relativement courte l’aïkido commence.
D’une façon générale Alain Peyrache montre deux, éventuellement trois fois la technique, assez rapidement. Si l’on est mal placé, cas de la moitié des participants, on voit le dos du partenaire de Alain Peyrache, jamais la technique.
Il est vrai qu’ensuite Alain Peyrache tourne beaucoup sur le tapis, et montre la technique. Il est venu me voir trois fois et, trois fois, je n’ai rien senti, mais la technique était irrésistible. Mais je n’ai pas pu essayer la technique sur lui … Il exécute la technique sur les deux partenaires et va voir ailleurs. Parfois il s’attarde davantage mais c’est rare.
Dans le prolongement de la préparation, tai no henka.
Et ensuite … kaeshi waza, kaeshi waza et kaeshi waza …
Sur muna dori faire ??? (ni mon partenaire ni moi n’avons vu) et contrer en passant derrière. Il ne s’agit pas d’exécuter une technique mais de contrer.
Sur shomen, un genre sokumen contré par un genre de nikyo.
En fait ici la réalisation technique du contre passe en second plan. Il s’agit d’être dans le rôle d’aïté. L’important est d’être disponible et relâché pour pouvoir contrer. Alain Peyrache explique que le terme uke n’est pas correct, qu’en aïkido on doit être aïté.
D’autres variations … Dans tous les cas l’absorption et la non opposition sont à l’honneur. Alain Peyrache insiste sur leur importance.
Après la pause, eau, coca, quartiers d’orange … à disposition, bokken.
J’ai vu une technique que je n’avais … jamais vu. Là encore absorption, travaille fin.
En conclusion un moment agréable et surprenant, je n’ai pas perdu mon temps.
Le stage que Michel Vanhomwegen a donné à Puteaux le 29 et 30 janvier 2011 a montré une fois de plus les qualités pédagogiques et l’étendue des connaissances de Michel.
Pratiquant de l’Aïkido Murashige Ryu, Michel Vanhomwegen utilise et parle constamment de l’énergie, du ki, de son utilisation et de la façon de la diriger.
Sa pratique de Kokyu et des armes lui sont propres. Ses démonstrations éblouissantes.
Avec intelligence il déroule le cours, logiquement, amenant d’une technique à une autre, en utilisant les déplacements, positions … vus précédemment. Avec humour il fait des rappels des « techniques perdues », car jugées trop dangereuses par l’aïkikaï.
Les déplacements sont très importants en aïkido. il est rare de voir un enseignant proposer, en si peu de temps, une telle variété dans la façon de les travailler. A mains nues ou avec armes, seul, à deux, à quatre …
Des variantes particulièrement intéressantes de shiho nage ou kote gaeshi, des variations autour de sankyo … la liste est trop longue pour indiquer toutes les propositions qu’il fait et qui montrent la richesse de l’aïkido.
Le stage s’est terminé par un sacrifice ! Sutemi waza pour conclure un week-end bien chargé.
Les prochains stages sont indiqués ici et bien sur notre page de stages aïkido.
Son prochain grand stage parisien sera à Paris, au PAC, Paris Aikido Club, 18 rue Ortolan. Le 19 mars, de 14:00 à 17:00. A noter que ce stage sera gratuit. Il sera toujours à Paris le lendemain, dimanche 20 mars, de 09:30 à 12:30, 5 cité Champagne,75020 PARIS au Dojo Fair Play.
Merci à malfettes et à Yoghourt pour leurs contributions aux articles « Dans l’aïkido, il y a des cactus … » et « Les stages de préparation shodan et nidan ».
N’hésitez pas à vous exprimer … sans modération.
Depuis quelques semaines le forum de http://www.aikido-france.com est aux abonnés absents ! C’est un des forums consacrés à l’aïkido des plus actifs qui est inaccessible. Quelqu’un aurait-il des nouvelles ?
Parallèlement et certainement sans aucun rapport le dojo de Léo Tamaki ouvre, enfin ?, ses portes. Il est vrai que cette nouvelle n’intéresse directement que les parisiens ou banlieusards mais il arrive aux provinciaux de se déplacer.
Au Kishinkan dojo outre l’aïkido avec Tamaki, Toshiro Suga et Yannick Le Yannick la pratique d’autres disciplines est possible.
Karaté, judo et yoga sont également représentés.
Enfin c’est un nouveau lieu où pratiquer l’aunkaï.
Tous nos voeux à nos lecteurs et particulièrement aux aïkidokas.
Puisse 2011 être propice à une pacification des rapports entre les aïkido, que les dirigeants des fédérations retrouvent le sens du AI de aïkido.
En attendant bonne et heureuse année à tous
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