Kihon n’est pas une notion propre à l’aikido. Avant de tenter d’expliquer la notion de kihon il faut savoir que, quelque soit le budo, il est considéré que la technique de base n’et jamais parfaitement réalisée et que, donc, il faut la travailler sans cesse.
Dans les budos, l’utilisation optimisée de l’énergie interne (ki) au cours de l’entraînement de base (hon) c’est le kihon, la répétition des notions fondamentales.
Les techniques de base, kihon waza, sont les points de départ des variations techniques, henka waza.
Travailler kihon waza implique deux éléments importants pour celui qui fait la technique :
- la fusion de l’énergie mentale et physique de l’exécutant au moment de l’exécution effective (frappe, projection, saisie …) de la technique,
- rester en position jusqu’au début de l’exécution de la technique suivante.
Un kiai accompagne souvent cette focalisation des énergies appelée kime.
En suivant ce qui précède, en kihon waza, uke réalise son attaque du mieux possible, pousse un kiai au moment où elle atteint son paroxysme, quand ses énergies sont concentrées, puis il ne bouge plus. Tori réalise alors sa technique sur le même principe.
En aikido les notions fondamentales, principes et techniques de base peuvent se confondre. Ainsi, à titre d’exemple, irimi nage mêle parfaitement ces éléments et Sensei Tamura disait que tout l’aikido est dans ikkyo.
La travail kihon waza en aikido consiste à ce que uke fasse la meilleure saisie possible. Il doit être bien placé, sa saisie est ferme, il est correctement centré. A partir de cette situation tori va travailler ses fondamentaux à travers une technique réalisée sous une forme précise.
Ainsi travailler kihon waza permet de travailler au mieux les principes de base comme le placement, le centrage, l’unicité. Il est difficile de travailler la technique en mouvement, c’est d’ailleurs l’étape suivante, « Ki No Nagare ».
Kihon oblige à trouver la façon de passer une technique de façon « brute », sans jouer sur le mouvement du partenaire, ce sont vraiment les notions fondamentales qui priment.
L’importance de kihon est clairement exprimée par Shimizu Kenji, 8 dan, uchi deshi de O Sensei, qui dit que kihon permet de d’apprendre la forme correcte et par Saito Sensei qui considérait le kihon comme fondamental.
Sources et inspirations de cet article :
- Encyclopédie des arts martiaux » de Gabrielle et Roland Habersetzer
- http://assvaroiseaikido.canalblog.com/archives/2009/11/26/15934755.html
- http://www.leotamaki.com/article-29533441.html
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